Contrôle du travail, contrôle au travail : autonomie, régulation et outils

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Journée d’étude :

Contrôle du travail, contrôle au travail : autonomie, régulation  et outils

mardi 19 octobre 2021

Salle Henri Janne – ULB – Campus Solbosh - Bât S – 15e étage

 

9.15 - Séance plénière - Accueil et introduction

Esteban Martinez, directeur du centre Metices, ULB

9.30 - « Négocier le droit du travail : l'exemple des contrôles de chantier »

Simon Wuidar, doctorant et chargé de recherche au LENTIC, HEC-Liège

10.15 - « Le rôle des résistances à la recomposition des espaces de travail

dans le processus de redéfinition de la domination : Le cas du Flex Office »

Gaspard Wiseur, Doctorant ERC au CASPER, Université Saint-Louis

11.00 - Pause-café

11.15 - « Données administratives issues du contrôle : miroir déformé et déformant de la réalité. Illustrations par les donnés Cadastre et Census 2011 et l'AFSCA »

Sandrine Meyer, chargée de recherche au CESEE, ULB & Thomas Hausmann, doctorant et assistant au centre Metices, ULB

12.00 - « Contrôler sous controverse : l’adaptation aux normes de bien-être animal dans les abattoirs français et belges. »

Félix Jourdan, doctorant à l’INRA, Montepellier & Anne-Laure Mathy, doctorante et assistante au centre Metices, ULB

12.45 - Pause-repas

14.00  - Introduction aux ateliers

Anne-Laure Mathy, doctorante et assistante au centre Metices, ULB

14.20 - Atelier 1 : « Digitalisation de l'emploi et surveillance au travail »

Animé par Anastasia Joukovsky, chargée de recherche au centre Metices, ULB & Meike Brodersen, chargée de recherche au centre Metices, ULB

Local : S10.102 (10e étage)

Il s'agira de discuter de la façon dont la digitalisation de l'emploi est associée à de nouvelles formes de contrôle et de surveillance au travail, et au travers de quels outils, par quels acteurs et selon quelles modalités elle s'exerce. Il peut s'agir ici de l'emploi "existant" dans les secteurs traditionnels ou de nouvelles formes d'emploi émergeant dans le cadre de l'économie de plateforme.

Atelier 2 : « Le travail autonome »

Animé par Louise de Brabandère, doctorante FNRS au centre Metices & Nadia Nizeyimana, doctorante et assistante au centre Metices, ULB

Local : S13.102 (13e étage)

L’autonomie désigne étymologiquement “la capacité d’un individu à se gérer selon ses propres lois” (Grégoire 2017:2). En sociologie, ce terme a été peu traité en tant que concept à part entière : il est peu présent dans les dictionnaires ou manuels de sociologie (de Terssac 2012). Il est plutôt analysé dans ses acceptions polysémiques et au regard des notions d’aliénation, de domination, de surveillance mais aussi de liberté dont disposeraient les acteurs dans les organisations sociales (de Terssac 2012). Sur les terrains qu’investiguent Nadia et Louise, à savoir les mondes artistiques et académiques, l’autonomie est bien présente. Que ce soit comme compétence recherchée dans le recrutement ou comme catégorie de travailleurs, « les travailleurs autonomes », quelle place prend aujourd’hui l’autonomie dans le monde du travail ?

Nous vous proposons un atelier pour penser le travail sous l’angle de l’autonomie en partant des terrains d’enquête des participants. Comment se manifeste l’autonomie, et à quels niveaux (Sapiro 2019) dans les secteurs d’activité que nous étudions ? Comment l’autonomie est-elle vécue par les travailleurs ? Quels sont les liens entre autonomie et responsabilisation du travailleur (Roméra 2016; de Terssac 2012) et entre autonomie et contrôle (Reynaud 1997) ?

Atelier 3 : «De l’autre côté du miroir. Réflexion sur la production et l’usage des données administratives »

Animé par Thomas Hausmann, doctorant et assistant au Metices, ULB & Anne-Laure Mathy, doctorante et assistante au Metices, ULB

Local : S14.102 (14e étage)

L’objectif de cet atelier est de poursuivre la réflexion entamée lors de la présentation en séance plénière. Nous essaierons de penser comment les conditions de production, plus ou moins visibles, des données administratives recueillies à des fins de contrôle influent sur la représentation de la réalité qu’elles nous offrent. D’une part, le recueil et l’utilisation première de ces données sont ancrés dans les pratiques de ceux qui les manipulent au quotidien, leur logique ne coïncide pas toujours avec la définition de qualité dans un objectif de recherche. Les « bonnes raisons organisationnelles » expliquant ainsi les « bad records » (Garfinkel & Bittner, 1967). D’autre part, les différentes couches d’infrastructures et de dispositifs socio-techniques transforment progressivement les informations en données par le biais d’une série d’opérations (identification, extraction, nettoyage, …) naturalisant des points de vue qui performent des réalités (Denis & Goëta, 2017).

15.30 - Retour des ateliers en plénière

16.30 - Mot de clôture

Thomas Hausmann & Anne-Laure Mathy, organisateurs